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Notre méthode

Un chiffre sur la santé n’a de valeur que si l’on sait d’où il vient, de quand il date, et ce qu’il ne peut pas dire. Cette page décrit nos règles. Elle s’enrichit jeu de données par jeu de données, à mesure que l’observatoire s’étend.

D’où viennent nos chiffres

Toutes les données publiées sur TarifSanté proviennent de sources officielles publiques, principalement :

  • Les jeux de données ouverts de l’Assurance Maladie (portail data.ameli) : honoraires des professionnels de santé libéraux, taux de dépassement, secteurs conventionnels, effectifs et démographie — par profession, par territoire et par année. Ces données sont publiées par la Caisse nationale de l’Assurance Maladie sous licence ODbL.
  • L’annuaire santé de l’Assurance Maladie, dont nous conservons une copie archivée, datée et vérifiée, réalisée avant la réduction de son périmètre en 2026 (licence Ouverte). Cette archive constitue un instantané historique que nous documentons comme tel.

Chaque page de l’observatoire indiquera sa source exacte et la date d’arrêté des données. Quand nos chiffres transitent par une copie archivée, la chaîne de provenance complète est documentée.

Nos règles de publication

Chaque chiffre est daté et sourcé. Un chiffre sans source et sans date n’existe pas sur ce site.

Des fourchettes honnêtes plutôt que de fausses précisions. Les données publiques décrivent des moyennes et des répartitions par territoire — pas le tarif exact que pratiquera votre praticien. Nous présentons donc des fourchettes et des ordres de grandeur, assumés comme tels. Seul ce qui est réellement calculable au centime — comme la part remboursée par la Sécurité sociale pour un acte donné — sera présenté comme un chiffre exact.

Des données agrégées, jamais nominatives. TarifSanté publie des statistiques par spécialité et par territoire. Nous ne publions aucune donnée nominative sur un praticien, et nous ne portons aucun jugement sur un professionnel de santé.

Le secret statistique est respecté et affiché. L’Assurance Maladie masque les valeurs lorsque moins de cinq professionnels sont concernés sur un territoire, afin d’empêcher toute identification. Lorsqu’une donnée est indisponible pour cette raison, nous l’indiquons explicitement plutôt que de l’estimer.

Quand un seul praticien est concerné, nous n’affichons pas sa statistique. L’Assurance Maladie publie des taux de dépassement moyens par territoire et par secteur, y compris lorsque le groupe ne compte qu’un seul praticien : la moyenne est alors la pratique de cette personne, et la relayer reviendrait à la désigner. Nous ne l’affichons donc pas — ni le taux, ni son évolution dans le temps — et nous le disons à l’endroit exact où le chiffre aurait figuré : « praticien unique : non affiché par TarifSanté ; donnée publiée par l’Assurance Maladie ». La donnée existe et reste consultable à sa source : c’est notre choix de ne pas la republier, et ce choix se lit.

Quand masquer un chiffre ne suffit pas, nous en masquons un second. Il arrive qu’une valeur retirée se retrouve par le calcul : lorsque le taux d’ensemble d’un territoire est publié à zéro, tous les sous-groupes valent nécessairement zéro, et masquer l’un d’eux ne cache plus rien. Dans ce cas — deux territoires aujourd’hui — nous retirons aussi le taux d’ensemble et la courbe d’évolution qui le porte. Un masquage qui se contourne en une soustraction n’est pas un masquage.

Ce seuil d’un praticien ne remplace pas celui de cinq. Les deux coexistent parce qu’ils ne portent pas sur les mêmes chiffres : le seuil de cinq gouverne les médianes que nous calculons nous-mêmes à partir de l’annuaire (voir plus bas) ; le seuil d’un gouverne ce que nous relayons d’une publication de l’Assurance Maladie. La protection est posée à deux endroits distincts, pour qu’aucun ne dépende de l’autre : les tableaux et les chiffres mis en avant n’affichent pas la statistique, et nos textes de synthèse ne la reçoivent pas.

Rien ne se publie sans contrôle. Avant toute publication, nos données passent des contrôles systématiques : vérification d’intégrité des fichiers sources, comptages, bornes de vraisemblance, comparaisons entre années, recoupements entre jeux de données — puis une revue humaine par échantillonnage.

Ce qui reste à améliorer dans nos textes, nous le publions aussi. Les textes de synthèse qui accompagnent nos tableaux sont passés au crible de contrôles automatiques, puis relus par échantillon. Les contrôles qui portent sur l’exactitude — un chiffre qui ne correspond pas à la donnée, une phrase qui affirme un écart là où il n’y en a pas — sont bloquants : rien ne se publie tant qu’ils ne sont pas à zéro, et ils y sont. D’autres contrôles portent sur la formulation, et ceux-là laissent un reliquat que nous préférons déclarer plutôt que taire. Au 5 septembre 2026, 214 de nos 1 022 textes de synthèse portent encore au moins un défaut de rédaction identifié : un terme technique employé avant d’être défini, une proportion donnée en pourcentage là où l’effectif est trop petit pour qu’un pourcentage éclaire quoi que ce soit, une phrase qui s’ouvre sur un chiffre, une tournure qui décrit notre organisation interne plutôt que ce que vous cherchez à savoir. Chacun de ces textes est nommé un par un dans notre suivi, avec sa date de reprise, et corrigé à la prochaine mise à jour de nos textes. Aucun ne modifie un chiffre.

Les corrections sont documentées. Si une erreur est publiée malgré ces contrôles, elle est corrigée et la correction est consignée publiquement. Vous pouvez nous signaler toute anomalie à contact@tarifsante.fr : ces signalements sont traités en priorité.

Ce que nos chiffres ne disent pas

Les montants présentés sur TarifSanté sont indicatifs. Ils décrivent des pratiques constatées statistiquement ; ils ne prédisent pas le tarif d’un praticien en particulier, qui reste tenu de vous informer de ses honoraires. Ils ne se substituent ni aux documents officiels de l’Assurance Maladie, ni à l’information tarifaire due par le professionnel de santé, ni aux garanties de votre contrat de complémentaire. Et rien sur ce site ne constitue un avis médical.

Les tarifs constatés par acte (annuaire santé de la CNAM)

Les tarifs en euros affichés acte par acte proviennent de l’annuaire santé de l’Assurance Maladie, une base qui associait à chaque praticien les montants généralement constatés pour ses actes. Cette source a depuis été retirée : son périmètre a été réduit en 2026 et les tarifs par acte en ont disparu. Nous en conservons une copie archivée, réalisée auparavant — un instantané historique que nous documentons comme tel.

Provenance et authenticité. La source primaire étant hors ligne, notre copie s’appuie sur deux miroirs open data indépendants (licence Ouverte), dont l’un fait référence. Nous avons vérifié leur concordance — un échantillon de vingt praticiens recoupés, profession et secteur identiques des deux côtés — et nous conservons, pour chaque fichier, son empreinte SHA-256 et un manifeste daté. Les données sont figées à janvier 2026 ; la période exacte de mesure des tarifs n’est pas documentée par la source, et nous l’indiquons ainsi plutôt que de l’inventer.

Des tarifs totaux, vérifiés. Les montants sont des tarifs totaux : la base remboursée par l’Assurance Maladie plus l’éventuel dépassement d’honoraires. Nous l’avons vérifié en comparant, acte par acte, la médiane constatée aux bases conventionnelles officielles — la médiane constatée leur est toujours supérieure ou égale, ce qui confirme cette lecture.

Ce que nous publions. Pour chaque acte, une médiane dès cinq praticiens concernés, et une fourchette habituelle (les quartiles) dès dix — jamais le tarif le plus bas ni le plus haut, qui désigneraient des praticiens en particulier. Nous ne publions que le secteur 2 (honoraires libres) : dans cette base, les praticiens de secteur 1 facturent au tarif conventionnel et n’y déclarent pas de montant, si bien qu’une « moyenne tous secteurs » serait en réalité un secteur 2 déguisé. Le secteur 1 est donc rappelé à part, à son tarif conventionnel officiel (source ameli.fr), et non tiré de cette base.

Les médianes et quartiles affichés sont arrondis à l’euro : des fourchettes assumées, jamais une fausse précision au centime.

Comment les valeurs sont calculées. Nous retenons une seule valeur par praticien et par acte (la médiane de ses lignes), puis la médiane entre praticiens ; le nombre affiché est celui des praticiens distincts concernés. Les rares praticiens exerçant dans plusieurs départements sont comptés dans chacun de leurs départements, mais une seule fois dans le total national. Lorsqu’un département compte moins de cinq praticiens pour un acte, nous affichons à la place la valeur régionale, clairement étiquetée, plutôt qu’une estimation.

Reste à charge et calculateur

Notre calculateur de reste à charge estime la part d’une consultation qui n’est pas remboursée par l’Assurance Maladie. Il applique une règle simple, documentée et sourcée.

La règle de calcul. Pour une consultation dans le parcours de soins coordonnés, l’Assurance Maladie rembourse 70 % de la base de remboursement, puis retranche la participation forfaitaire de 2 € (assuré de plus de 18 ans). Le remboursement est donc : 70 % de la base, moins 2 €. Ces valeurs — taux, bases et participation — ont été relevées directement sur ameli.fr le 2 août 2026 et archivées, avec leur empreinte SHA-256, comme toutes nos sources. La part prise en charge par la Sécurité sociale est un chiffre exact ; ce qui reste dépend ensuite du tarif réellement pratiqué et de votre complémentaire.

Pourquoi seulement certaines consultations. Le calcul n’est proposé que pour les consultations à code unique de la spécialité affichée. Leur liste varie d’une spécialité à l’autre : consultation de spécialiste ou du médecin généraliste, avis ponctuel de consultant, consultations propres à une spécialité ou à une tranche d’âge. Les actes techniques et les familles regroupant plusieurs codes affichent une fourchette sans calcul.

La base réduite hors Optam. Hors Optam, la base de remboursement est généralement réduite : 23 € pour la consultation de spécialiste (contre 26,50 € en secteur 1 ou en secteur 2 avec Optam), 23 € également pour la consultation du médecin généraliste (contre 30 € en secteur 1). Les montants exacts, propres à chaque spécialité et à chaque situation, sont ceux relevés sur ameli.fr et affichés dans le calculateur. L’avis ponctuel de consultant, lui, garde une base uniforme quel que soit le secteur — de même que l’avis ponctuel donné par un professeur des universités-praticien hospitalier.

La date des tarifs constatés. Les fourchettes de secteur 2 proviennent de l’annuaire CNAM archivé (voir la section précédente) ; leur période de mesure n’est pas documentée par la source. Une médiane constatée proche ou inférieure au tarif conventionnel actuel peut refléter des mesures antérieures aux dernières revalorisations. C’est une estimation, pas un devis.

Les cas non couverts. L’estimation vaut pour le cas le plus courant : un patient de plus de 18 ans, dans le parcours de soins coordonnés, hors situation particulière. Elle ne s’applique pas aux moins de 18 ans, à la grossesse (du premier jour du 6ᵉ mois au 12ᵉ jour après l’accouchement), à la Complémentaire santé solidaire (C2S) ou à l’AME, ni aux pensions militaires d’invalidité — situations où la participation forfaitaire n’est pas due ou le remboursement est intégral. En affection de longue durée (ALD), pour les soins liés à l’affection, le ticket modérateur est exonéré (prise en charge à 100 % de la base), mais la participation forfaitaire de 2 € reste due : le taux de 70 % ne s’applique alors pas. Hors parcours de soins coordonnés, le remboursement est minoré.

L’outre-mer. Dans les départements d’outre-mer, certaines bases de remboursement diffèrent de la métropole. Faute d’une base par situation documentée outre-mer dans nos sources, le calcul n’y est pas proposé dans cette version de l’outil : nous préférons ne rien afficher plutôt qu’un montant dérivé d’une base métropolitaine.

Réutiliser nos données

La générosité fait partie de la méthode : les premiers jeux agrégés sont déjà téléchargeables — les données du calculateur, en JSON, par spécialité et par département, avec leur provenance et leur licence embarquées (Licence Ouverte pour les tarifs constatés, bases relevées sur ameli.fr). D’autres jeux suivront, toujours sous licence ouverte compatible avec leurs sources (ODbL pour data.ameli), avec mention de l’Assurance Maladie comme source d’origine et de TarifSanté comme producteur de l’agrégation.